mercredi 19 octobre 2011

La nuit surprend, parfois!

La nuit s’est éprit d’un goût d’amertume
J’hume, dès lors ton corps meurtri partant, équité
Crime perpétré au fin fond d’une cité;
Écume les ronces, adoucit les leurres
La nuit s’est éprit d’un goût d’hilarité
S’égrène le temps et les mœurs;
Jeanne ni il d’ailleurs ,car c’est d'eux, qu’il s’agit
J’exploite leurs noms, démons démunis,
La nuit s’est éprit d’un goût d’identité
Fourvoyant son écho dans ce lit aux latérales pensées
Pansés les plaies ,me viens maintenant
Car l’aube naissante laissera couler un ou deux degrés
La nuit c’était pris d’un goût de vulgarité
Malgré le soleil qui se dépose à tes menus pieds
Décadence aux scintillante, d’une nuit étoilée
Toile d’un maître, Manet, Monnet, monnayée
Impression ni élitiste égaye le duvet plaisir…


@Yvon

mardi 10 mai 2011

Recueillement

Il y'a quelques années en étant dans « l'atmosphère » si particulière de la poésie, un ami habitant les quatre rivières au Québec m'a demandé de prêter ma voix au poème de Baudelaire "Recueillement".

Ce que je fis de bon cœur...
Lui même s'occupa du montage.



dimanche 1 mai 2011

Paul Gagnaire - Le rayon de Noël

Joli poème sur un sujet difficile...


Gisant comme un sapin couché sur le trottoir,
nu, d'un vert maladif, aux branches mutilées,
plus livide qu'un dieu, elle attend. Sans espoir.
Elle attend. Sans comprendre et sans fin. Esseulée.

Incomprise, inconnue, les gens la dévisagent,
piétinent son regard, méprisent son sourire
d'un angelot déchu acceptant cet outrage.
Elle attend. Mais rien, rien, ne vient la secourir.

Lentement, elle esquisse un geste de la main.
Un salut. Un adieu. Geste sans lendemain.
Jusqu'au bout, elle attend. Sans rêve et sans sommeil.

Elle aurait dû mourir, dans son obscurité,
quand soudain, son œil s'ouvre et capte la beauté
de l'ultime baiser d'un rayon de soleil.

Le lien pour voir cette vidéo et d'autres : Içi

mercredi 30 mars 2011

Hiroshima,leur amour


                                                   Ils se tiennent par la main
                                        D'une aube naissante,dans ce ciel azuré.
                                    Fixant la montagne au loin,chagrin dissipé
                                    Avènement de deux anges aux ailes étuvées.
 
                       Dès lors,n'écoutant que leur frémissant,poitrines palpitantes
                              Un tic-tac;deux coeurs bercés par une douce mélopée.
                             Au son léger d'une brise,écumant leurs visages candides
                                  A l'unisson,au diapason,corps doux et fluets.

                        Soudain , leurs êtres tout entier se crispent,telle une corde raide
                           Un voile noir endeuillé,s'est chu sur prairies et vallées
                           Incandescente lumière,s'est abattu dans leurs yeux embués
                                  Flashant pour l'éternité,leur empreinte maculée.

                                 Un ultime souffle vint attiser les dernières braises
           Poussières de feux,de cendres,modélant deux statues,à présent,figés par le temps.
                                        Deux amants unis,pour toute une vie.
                                 J'entends deux coeurs en métronome,battre à volonté...
                                                Un amour,à jamais fusionné !

(05 août 2005)

jeudi 17 mars 2011

Bain divin



                                                 Quand tu eus quitter ce bain,
                                           Ton corps encore chaud des volutes
                                   Se mît à danser comme une sarabande de mots
                                        Qui, s'écoulant le long de tes hanches
                                     Vint se nicher au plus profond de ton essence
                                     Par le fusain tu divagues de toute ta lumière
                       Le peintre recueille les atours,esquissant d'une caresse la toile
                               Le poète joui les mots,éjacule l'incandescence,
                                             La clarté de son âme divagante
                               Ton émeraude strophe le nombril,rime ton sourire,
                                                    J'aperçois la caline nue
                              Divine croupe,tends ma hampe,sous ton feu discontinu.
                                  Quand dans l'instant,nos destinées se poétisent,
                                                 Je te nomme Eve mon amour.

dimanche 23 janvier 2011

Les femmes damnées (Charles Beaudelaire)

Le formidable poème de Beaudelaire « les femmes damnées » mis en musique par Damien Saez.
Sombre, lugubre ,les mots juste à la perfection…
Envoûtant !
Joli week-end…

mercredi 12 janvier 2011

Signature mélancolique

Je te signe d’un trait mélancolie
Sans soucis dans ma vie, et tu vis
Tu luis au dehors sous la lune, amertume
Sous la lagune, tu es l’aurore des abysses
Je prends source dans tes veines et m’éveille

Je te signe d’un trait mélancolie
Dans la crypte de ma bouche, farouche
Tu vibres tectonique, insidieuse et radieuse
Sur la joue coule une perle décatie
Je prends source dans ton cœur et m’instruit

Je te signe d’un trait mélancolie
Elle m’égaye avant le rossignol ce printemps
Le temps s’est arréter et l’horloge a gémis
Tenter d’aggriper les roseaux du marécage
Je prends source dans ton âme et surgit

Je te signe d’un trait mélancolie
Tutoyer les galets de la plage à l’écume
Le goéland frole mon crane, je lévite
Un pas et l’océan s’ouvre à moi
Je prends source dans tes entrailles et revît…

jeudi 6 janvier 2011

Ange et démon


                                        L'ange est en moi, il dort d'un sommeil d'enfant,
                                                     L'on croit que c'est étrange
                                                          Et que c'est le néant
                                   Esquivant un instant la tétée, la mamelle de maman ;
                                       Se réfugie dans les songes d'un zébulon ailé
                                                        Frôle la voûte étoilée
                                         Se laisse bercer de tant d'illusions assoiffées
                                              De ce fil du temps qu'Ariane ait tissé.

                                   Le démon est en moi, il dort dans les cryptes sibyllines
                                                  L'on croit que c'est abstrait
                                 Et qu'un pinceau malfaisant d'un peintre l'ait pastiché
                                  Bannissant l'existant , tirant la queue de Belzébuth ;
                                Se réfugie dans les méandres d'un magma incandescent,
                                          Frôle la main du diable, tristes ripailles ! ...
                                        Se laisse attirer par tant d'actions pisseuses
                                 De ce fil du temps qu'un taquin révolté m'ait octroyé !

mardi 28 décembre 2010

Hiver (vidéo)

Hiver

Je la vois enveloppée dans son linceul blanc
Elle monte doucement sautant un à un les obstacles
Toisant les dunes et les champs
Couvrant lascivement de sa froideur
Son souffle à faire glacer mon sang.

Couleur uniforme sans équivoque dans sa forme
Dressant les moindres recoins de mon corps
Embuant ma vue, lâchant de ma bouche
Ces volutes de fumée
Au moindre tressaillement de mes membres.

Tu parcoures mon échine, m'irradie de ton haleine froide
Ne me laisse pas le moindre répit pour ne plus
Sentir le corps du temps, la valse du vent
Qui s'en vont perpétuellement !
Hors de mes yeux, ruisselle cette rivière en pleurs.


Brume d'hiver, montante, déclinante
A la couleur d'une pierre, d'une dalle
Froide et pénétrant mon corps imbu de cette lumière
Reste à trouver le chemin, une clairière
Sortant enfin de ces ténèbres, me laisse respirer ce temps d'hiver.

vendredi 10 décembre 2010

Fielleusement votre

Quand dans mes yeux se rogne,se cogne
Brume mes paupières lourdes d'un tel univers
L'iris se fait enchanteur, m'interpelle la lumière
J'implore que cela ne soit pas qu'un rai,un mirage sans espoirs

Quand dans ma tête pillonne,résonne
No man's land de vos pensées, rassérénées
Foutoir illusoire, désillusions décalées
Commentaire, en veux-tu, en voilà, et... moi !

Quand tout mon sang se fige, suspend, battement
Mon cœur n'en à cure de vos civilités
S'arrête un instant, crache son fiel, braver
Approche, je te déroge le droit de me citer                                              

Quand dans ma puissance, acte d'allégeance
Provoque équivoque, sans propos déplacés
Se prête la raison d'esperer,errement d'un chien aux aguets
Poète,me suffit d'entendre la raison de ton cœur accompli  

mercredi 8 décembre 2010

Amour scintillé


                                              J’aiguise mes mots pour tranchante volonté
                                                Au delà des rimes et tout autres sonnets.
                                              J’affûte à la serpe mes délires insomniaques,
                                                Crève l'abcès d’un relent ammoniac.
                                             Glisse en toi l’inspiration de mes nuits blanches
                                                J’inhale à la faconde de tes mots versés
                                              As-tu fait de Lauren Bacall ton image irradiée?
                                                Ton regard m’infiltre la peau, quelle félicité !

                                             J'aiguise mes mots pour confusions absorbés
                                        Le monde est gris, sombre d'une larme, s'échapper
                                             Tu cueilles et recueille, j’en expulse l'écueil
                                         Verse à l'instant cette rose imbue de sang éclaboussé
                                           Inonde nos parois et fourbi les armes de l'amour
                                                  As-tu senti l’écume de nos péchés?
                                                   Ils m’imprègnent d’une douceur
                                                  Comme cette empreinte suspendue...

samedi 4 décembre 2010

Accords et à cris ( vidéo)

Accords et à cris



De ce rai de lumière que se fraie dame lune,
Arbore et invente ses corps que l'obscurité écume.
Ci-gît ces âmes saoûlées,frapper de l'enclume.
Dans un râle,Lui,s'exhume ,renaît de ses cendres
Dans un soupir ,Elle,se déploie,se love telle la plume dans l'encrier nu.
Tolérant frétiller ses pétales, ouvrant l'antre charnu ,choir son fruit mur.

L'amour s'est fendu,cette nuit,d'une goutte se dérobant du mur,
Evente dans cette pièce,devenue froide,le prix du plaisir confondu.
Ci-gît,dès lors,ces âmes éclipsées,vidées de la luxure.
L'alacrité manuelle de l'artiste modelant de ses mains nues,
Aurait tôt fait,d'étoffer l'argile ou le marbre devenu dur.
Abandonnant nos deux amants esseuler,à présent dans un blanc linceul maculé...
Subsiste au loin,des cris étouffés , rejaillisse insidieuse chaleur,
Deux corps enlacés,nuitée prolongée,souhaits orgasmiques... ! 
                  
                                         

mercredi 1 décembre 2010

Nous deux



J'aimerais écrire des vers rien qu'pour nous deux
Pas à la Grand Corps Malade,y' s'rait capable
D'ouvrir les guillemets, et m'foutre le poing sur l'nez
Un truc pas trop naze, du genre je t'aime et tout le tsoin tsoin
D' m'émerveiller en r'gardant tes yeux et dire "que tout est bleu"
De m'émouvoir dans mon mouchoir en voyant perler une larme de tes yeux
Je sais,j'aurais pas l'air malin de jouer du violon ou d'la mandoline
Faut dire que j'suis pas douer pour ces machins
Alors l'envie d' tapoter sur le clavier me donne comme des idées.
Et si j'te disais tout les mots du monde au simple comme au figuré
Histoire de m'la jouer contre ton gré, ou bien malgré tout
Rendre les autres un peu jaloux, loin de moi de jouer à l'imparfait
Je vis l' présent et suis toujours comme avant, et encore plus vivant.
J'aimerais écrire des vers rien qu'pour nous deux
J'ouvrirais pas tout les larousses ou les roberts
La grammaire ou l'orthographe me f'rait défaut.
Et j'suis pas sur de tout mes maux, inclus pour oripeaux
Alors de grâce j'suis pas vieilli ou usé comme la fée carabosse
Laisse la moi rouler au fond d'ton bois ou dieu ni maître ne font la loi
Suis là comme un dadet à me morfondre pour un couplet
Pas la symphonie pastorale de mémoire d'homme elle fait très mal
Juste une histoire de deux personnes duquelle elle nous arraisonne
Et que la "raison" résonne comme d'un instrument mal accordé
Alors laisse moi te dire que demain et un autre jour
Et qu'si Cupidon et Aphrodite sont encore d'la partie
Ils béniront tous mes vers ou écrits et qu'ainsi va la vie !
j'aimerais...
J' pense que j'ai encore toute la vie pour t' le dire !


(Août 2010)

vendredi 26 novembre 2010

A la vie, à la mort

                                              Commence la vie, commence la mort,
                                               Un peu d’écrit et se meut la plume
                                          Vide de tes yeux de ces langueurs monotones
                                             Commence la vie, commence la mort
                                               Prends le chemin, mornes décors
                                               Un flash de lumière éclipse l’obscur
                                              Commence la vie, commence la mort
                                           Ferrailles disloqués ,étincelles vivifiées
                                       Je reste dans le monde des vivants, à jamais
                                          Comme celui des morts pour toujours…
                                            Commence la vie, commence la mort
                                   A jamais buste ouvert , respiration je vis encore
                                A jamais tombeau fermé, inspiration voilà la mort…
                                 Commente ma vie, épilogue sur ma flamme, encore.


                                                                                                                                     (octobre 2010)

mercredi 24 novembre 2010

Pensées nocturne

Ce n’est pas une chanson d’amour
Que je vais vous conté, pas de prince charmant
Pas de chrevolet ,encore moins de cerfs volants.
J’aimerais lui dire que ma bile est aussi vénéneuse
Que mon cœur sonne à présent comme un répit après la tempête.
Autant mon âme sera sur cette terre,autant je te haïrais
Quelle esprit maléfique peut respirer de notre air
Autant se jeter en haut d’une falaise et voir le firmament
Dès lors jeter un sort sur ces mécréants, ne jamais pardonner
N’avoir aucune peine et attiser le feu qui brûle en moi
Pour t’incendiais de ma flamme vindicative.
Je me ferais mal, je le sais et çà n’est pas marrant
Mais au moins ne plus croiser le diable, respirer le doux vent.

Ce n’est pas une chanson ,telle que vous l’entendez maintenant
Écoutez Luis Mariano et certains crooners en vous évadant
Juste une simple haine que j’entretiens dorénavant
Comme les braises que j'attise savamment.
Ne vous trompez pas, ma faiblesse n’est plus en adéquation
Avec toutes les questions et les malversations.
Un zeste d’ironie en passant, pas de complaintes forcément.
N’écoutez que votre palpitant et vos yeux s’émerveilleront
Devant un oiseau chantant dès l’aurore, ou la buse au crépuscule
Regarder le ciel en été et plus tard tombé les feuilles nues au détour d’un automne
Humez le vent, la pluie,tous les ouragans, sentir les vagues de l’océan
Qu’ils soient climatiques ou tout l’bataclan.
Quoiqu’il arrive, je t’aime toi qui me donne la foi
De croire en quelque chose,de l’écrire encore une fois
Même si monte au fond de moi, toutes les larmes
Elles seront irriguaient le ru qui deviendra grand
Et noieront à jamais Belzébuth et ses servants…


(novembre 2010)

lundi 22 novembre 2010

Regarde…

                                             Regarde le ciel ,il se dégage un parfum
                                                L’obscur s’est teinté d’une éclaircie
                                       Les montagnes se battent pour être les plus belles
                                           Les cimes enneigées se mêlent aux nuages.
                                              Regarde le ciel, il se dégage un goût
                                             La fragrance d’une fleur enlace tes sens
                                         Les oiseaux se bercent d’une tendre mélopée
                                         Et se nichent dans ta main, fécond ta chaleur.
                                                     Regarde le bleu de l’horizon
                                           Comme un enfant tu le prends dans tes bras
                                      Il illumine ton cœur en peine et fais battre tes yeux
                                      Un rayon de soleil s’est faufiler entre deux larmes
                                        Une perle est tombé sur ce sol dallé pour devenir
                                                    Une rivière nommée Amour …


                                                                                                                                       ( novembre 2010)

dimanche 21 novembre 2010

Soleil d’hiver

                                                Le soleil s’est couché une nouvelle fois
                                                     Sur nos pensées les plus amères
                                                D’un rayon fait de merveille, il décline
                                                Se meut d’une indescriptible parabole
                                                        Et se change en tonnerre.

                                               Le soleil s’est couché une nouvelle fois
                                                    Sur nos souffles ,comme la mer
                                               Et se gondole de vagues faites d’écumes
                                                        Elle se retire à tire d’ailes
                                                   Et le goéland s’émeut de nos prières.

                                               Le soleil s’est couché une nouvelle fois
                                                     Sur nos corps ,transis de sueurs
                                      Suinte les perles et coule le sang à travers nos veines
                                          Les draps ont parlés, comme une mise à mort
                                              Mortelle randonnée ,accouplant nos vers .

                                              Le soleil s’est couché une nouvelle fois
                                      La nuit à pris ses quartiers et assombrit les derniers cris
                                  La plume se fait plus austère et s’incline sur la page vierge
                                            Les mots se bouscule dans l’imaginaire
                                       Et viennent se déposer ,comme le givre en hiver.




                                                                                                                                     (novembre 2010)

vendredi 19 novembre 2010

Maintenant

Maintenant je vis
Le cœur léger, le palpitant volontaire
Je me tiens droit et je souris
J’irais ou me me porteront les vents
Coûte que coûte et qu’il advienne
Aucuns nuages n’obscurcira ma vie.


Maintenant je ris
La main leste et le sourire au lèvres
Je me tiens droit et je souris
J’irais ou me porteront tes mots
Coûte que coûte et qu’il advienne
Aucunes allusions ne courbera l’échine.


Maintenant je joui
Le pied droit et volontaire
Je me tiens droit et je souris
J’irais monter les plus hauts sommets
Coûte que coûte et qu’il advienne
Aucuns contre-pieds ne sera permis.


Maintenant j’ai grandi
Dans mon âme et mon esprit
La tête en avant et pas en arrière
Je me tiens droit et je souris
J’irai ou me portera ta voix
Coûte que coûte et qu’il advienne
Aucuns précipices ne me feront fléchir.

Maintenant je vis
Et je souris de nouveau à la vie



(novembre 2010)